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Auteur Sujet: [Récit] Une petite nouvelle Eden  (Lu 1018 fois)

pantoufle

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[Récit] Une petite nouvelle Eden
« le: 21 Novembre 2017 à 15:36:46 »

Salut à tous,

J'ai fini une petite nouvelle que j'avais commencé il y a un moment maintenant. Je l'ai raccroché à des personnages que j'aime bien du jeu. Voilà ce que çà donne :

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La ville :
Essoufflé, pris de vertige, il dû se résoudre à s’arrêter. La course qu’il venait de faire, le ventre creux et n’ayant rien bu depuis la veille avait finis de consumer ses maigres forces. La nuit allait le dissimuler à ses poursuivants. Il n’entendait plus de bruits de pas derrière lui, plus de son de voix aigüe donnant des ordres brefs et brutaux. Caché dans une ancienne bâtisse depuis longtemps éventrées, il se coucha dans un coin après avoir aménagé une cachette avec des restes de meubles sur les flancs d’un arbre noueux ayant poussé dans l’enceinte de la maison en ruine. Le plafond béant laissé voir la lune et les étoiles. Il espéra qu’il ne pleuvrait pas et se souvint d’une rumeur disant que cette partie du monde était préservé de la pluie et que c’était une véritable malédiction. Il ne comprenait toujours pas en quoi l’absence de pluie pouvait être si mauvaise. La pluie étant extrêmement changeante, il fallait, une fois sur deux, s’attendre à ce qu’elle donne de l’urticaire ou qu’elle brûle la peau.
Il se laissa aller à dormir.
Le matin même il s’était levé au centre d’une ville dévastée, au dernier étage d’un immeuble dont il ne restait que les armatures d'acier et la moitié des pans de bétons. Il était parti à la recherche d’eau et de nourriture dans la cité abandonnée. Après une mâtiné de maraude une odeur de fumée avait atteint ses narines. Il avait cherché la provenance de l'effluve avec prudence, pour finir par tomber, au centre d’une place, sur un groupe de trois hommes et une femme qui faisait cuir quelque chose sur un feu improvisé. Il les avait observé un moment pour être sure qu’ils ne représentaient pas un danger. L’attitude des hommes était étrange, ils ne parlaient jamais et bougeaient peu, ils portaient tous une capuche sur la tête de sorte qu’on ne pouvait voir leurs visages, mais leurs carrures ne laissaient que peu de doute sur leur genre. La femme elle, semblait sereine, avec un léger sourire affiché constamment sur le visage. Ses vêtement étaient en bon état, et, de là où il se trouvait, il pouvait voir un collier cercler son cou et disparaitre dans sa tunique au niveau de ses seins. La scène lui paraissait louche mais l’appât d’un repas chaud fut plus fort que la méfiance. Il sortit à découvert et approcha des quatre personnages. La femme se retourna vers lui, à peine surprise, et lui fit signe de s’approcher d’un geste du bras. Les hommes ne bougèrent pas. Cette non réaction des trois gaillards créa un malaise en lui, lorsqu’il entendit la femme leur ordonner de se lever et qu’ils s’exécutèrent tous en un instant, le malaise se changea en panique, il se mit en courir à l’opposer des occupants de la place. Il entendit un nouvel ordre, puis des bruits de courses, qui résonnèrent comme celle d’une meute de lycals lancée à ses trousses…

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La vallée :
Les premières lueurs du jour le réveillèrent. Son estomac lui rappela sa faim, sa bouche sèche lui rappela sa soif. Il se leva prudemment et jeta un œil dans les rues du village. Comme rien ne lui fit craindre de sortir il s’avança et arpenta la rue principale, il finit par sortir assez rapidement du village après avoir vérifié que rien de comestible ne trainait dans les ruines. A la sortie de l’agglomération une forêt dense d’arbre desséchés se dressait, transperçait jusqu’à l’horizon par la route. Il suivit la route jusqu’à arriver à l’extrémité de la forêt. Une falaise abrupte s’ouvrait devant lui, suivant une ligne droite à perte de vue de part et d‘autre. En bas, le tracé de la route était toujours visible, la forêt avait par contre laissé la place à une étendue de végétation diverse, et un peu plus loin une rivière coulait du Nord au Sud. L’endroit paraissait calme et apaisé. Il posa son sac devant lui et en sortie une longue corde d’escalade. Alors qu’il attaché sa corde pour entamer la descente de la falaise, il assista à une scène des plus banale. Dans la vallée un grand cervidé accompagné de deux petits se désaltéra à la rivière, les quatre bois apparent de l’adulte lui donnaient un air majestueux. Il respira tranquillement, l’air lui parut presque avoir un gout frais et légèrement salé. Un voile qu’il ne voyait pas jusqu’alors ne brouilla plus sa vision troublée par la fatigue et les privations de nourriture et d’eau.  Ces sensations le rassérénèrent un instant. Qu’une famille de grand mammifère vive ici signifiait que l’eau était potable et qu’il pourrait manger de la viande. Des muscles depuis longtemps inactifs tirèrent un rictus sur sa bouche, il espéra intérieurement qu’il ne rencontrerait personnes ici, qu’il serait le seul à découvrir cet Eden.
Arrivé au bas de la falaise, il entama la découverte de cette vallée verdoyante, il aperçut un petit animal dans un arbre en train de grignoter une noix, il se précipita dans l’arbre et ramassa des noix, effrayant le frêle mammifère. Les poches et le sac remplis de noix fraiches il se dirigea vers la rivière en suivant la route. Un pont enjambait toujours le lit du cours d’eau et il tenait encore debout bien que les herbes et les racines s’enroulaient autour des poutres de fer et cisaillaient le tablier en de larges entailles. Il sortit de la route et alla se désaltérer longuement, s’assit ensuite sous le pont et mangea ses noix, cassant les coques entre elles entre les paumes de ses mains. Une fois rassasié il se laissa aller à contempler l'eau qui coulait devant lui. Un léger reflet irisé lui inspira un sentiment de douceur diffus. Il sentit ses doigts s'engourdir, puis ses jambes. Il tenta de bouger mais n'y arriva pas. Aucune inquiétude ne l'atteint pourtant. Le noir se fit devant lui, il ne sut si cela fut car il avait fermé malgré lui les paupières ou si sa vision défaillait. Il sentit une dernière bouffé d'air emplir ses poumons puis il sombra...

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Le dur réveil :
« Celui-là il a bouffé des noix !»
« Ouais ! Regarde ! Il a plein de coquille à côté de lui »
« Il a une corde dans son sac, et une fourchette. Y a çà mais je ne sais pas ce que c’est. »
« J’ai déjà vu un convoyeur avec ça. C’est pour trouver le Nord, mais ça marche pas à chaque fois »
L’homme entendait les voix au-dessus de lui mais ne pouvait plus bouger. L’arrière de son crâne le faisait souffrir. Il ouvrit les yeux difficilement.
« Il se réveille »
« Avec la quantité qu’il a mangé çà doit faire une bonne journée qu’il dort, il a de la chance de pas s’être fait complètement bouffé »
« On le ramène avec nous ? »
«  Il n’a pas l’air d’être un mutant, ni un esclave des foldingues. Et puis il n’a pas d’armes »
« Et il a pas l’air malade non plus »
Cette dernière phrase fut prononcée par une voix douce et féminine différente des deux qu’il avait pu entendre jusque-là. L’homme était à la fois angoissé à l’idée d’être à la merci de personne qu’il ne connaissait pas et à la fois excité par l’idée de retrouver d’autres humains, parlant la même langue que lui, donc venant certainement d’un convoi. Depuis 3 mois il n’avait parlé à personne, séparé de son convoi lors d’une attaque de mutants gigantesques qui avaient décimé la moitié de ses congénères. L’homme sentis faiblement qu’on le soulevait. Ses yeux s’entrouvrir, plus par l’action de la gravité que par sa volonté propre. Il comprit qu’on le tirait sur une civière improvisée. Il longeait la rivière dans le sens de son écoulement. Il dû se rendormir car lorsqu’il rouvrit les yeux il se trouvait dans une tente, sur un matelas avec une couverture sur lui. Il tenta de bouger son bras droit et une douleur atroce l’envahit. Il cria. Un homme accouru à son chevet, se pencha au-dessus de lui en retenant son bras. L’homme portait une barbe noire fournies et des lunettes devant des yeux marron clair.
« Il ne faut pas trop bouger tes bras, tu les as perdus. »
La nouvelle ne percuta pas dans le cerveau de l’homme tant elle était improbable, il répondit :
« Ou suis-je ? qui êtes-vous ? »
Même sa mâchoire était encore engourdie et les mots sonnèrent étrangement.
« Nous sommes dans le Neo ABRI 8. Je m’appelle Prométhé, nous t’avons ramené du bord d’une rivière. Tu avais mangé des noix d’un Somniféra, ces noix ont des propriétés anesthésiantes. Tu t’es fait manger l’avant-bras droit et tout le bras gauche, à priori par un nécrovore. Tu as de la chance, les nécrovores dégagent des agents coagulant et antiseptiques de leurs mandibules lorsqu’ils mangent pour conserver les proies qu’ils trouvent. Est-ce que tu comprends ce que je dis ? Est-ce que tu as un nom ? »
« Je m’appelle Chris »
Chris leva le reste de son bras droit, il ne vit qu’un moignon qui s’arrêtait juste avant le coude. Des larmes se mirent à couler à flots continu sur ses joues.
« Je suis désolé. On pourrait peut-être faire quelque chose pour toi tu sais. On pourrait te donner de nouveaux bras. »
Chris ouvrit les yeux et regarda Prométhé comme pour attendre la suite.
« Ça nous couterait chère en matériel, mais on peut le faire. Ton convoi aurait certainement de quoi nous dédommager pour çà j’imagine ? »
Chris arrêta de pleurer, fixa l’homme au-dessus de lui une longue minute puis lui répondit :
« Je suis du Convoi de Luther ; demandez lui s’il veut rendre ses bras à Chris blitz ! »
Il tourna ensuite la tête et ferma les yeux.
Prométhé se redressa, afficha un sourire et répondit d’une voix enjouée :
« Oui je suis sûre que je peux arranger un compromis avec Luther, j’envoie un messager de suite. Repose-toi bien, l’opération n’est pas évidente. »


Voilà =)
il y a certainement des fautes d'orthographes, je ne me suis pas trop relu... désolé.
« Modifié: 23 Novembre 2017 à 16:24:21 par pantoufle »
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[Récit] Une petite nouvelle Eden
« Réponse #1 le: 23 Novembre 2017 à 11:56:15 »

Elle est cool cette nouvelle !

Moi qui aime ce genre de fluff, je suis fan  ;D
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captainoliver

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[Récit] Une petite nouvelle Eden
« Réponse #2 le: 23 Novembre 2017 à 14:59:14 »

Encore encore encore!!!!  ;D
(avec un peu d'ISC)  ::)
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Je sais ce que tu penses : "C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ?.... Tu dois te poser qu'une question : Est-ce que je tente ma chance ? Vas-y, tu la tentes ou pas ?"

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[Récit] Une petite nouvelle Eden
« Réponse #3 le: 23 Novembre 2017 à 17:13:06 »

Encore encore encore!!!!  ;D
(avec un peu d'ISC)  ::)

On peut mettre de tout tant qu'il n'y a pas de Jokers dedans !  ;D
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"Gamin ! Gamin ! C’était pour rire gamin, tu vas pas rester tout seul dans ce bois !"
 

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